mercredi 30 septembre 2009

Tel maître tel chien....


Ou l'inverse : tel chien tel maître ??? That's The Big Question !!!
Je me la pose justement ce matin, au réveil, en découvrant, effarée, la louve debout sur le rebord de la fenêtre à contempler un chaton dehors. Même pas peur du vide, ni du quand dira-t-on, elle est là, tranquille. Elle prend son temps et ne réagit que lorsque je vocifère... de trouille je l'avoue.
Ces derniers temps, avec tous les chamboulements d'emploi du temps, elle n'a pas eu une vie très orthodoxe. Elle n'a rien dit. Pas un battement d'oreille. Elle se couchait là où elle devait, sans rechigner, en attente de mon retour prochain. Je n'ai pas vu le regard... Et un soir où, une fois de plus je vadrouillais, elle a choppé le premier paquet de pâtes à portée de truffe et l'a consciencieusement éparpillé au sol. Sur le carrelage, c'était d'un goût...
Mais que dire ? Qu'à bientôt 4 ans on ne fait plus de bêtise ? Il n'y a pas d'age pour ça. J'en connais des qui continuent, encore et toujours...En y réfléchissant bien, c'est plus un appel qu'autre chose... le message est clair la louve, on va inverser la vapeur et agir de suite. Visite chez tes potes à toi.
Le fameux principe de l'action-réaction. Est-ce moi ou elle qui provoque, les deux ? Elle agit, je réagis, et inversement. Communication interne et privée entre elle et moi, sans parole, en geste, en attitude. Un regard et on sait. Si le regard ne suffit pas, réaction, genre paquet de pâtes ou gueulante au réveil....
Reste à savoir qui a choppé les traits de caractère de l'autre....

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dimanche 6 septembre 2009

je tente de comprendre...

C'est comme un cadeau. Quand j'ôte le blister qui protège la toile, c'est comme si j'ôtais un papier cadeau. Je jubile comme une môme. Arrive ensuite la toile, blanche, immaculée, prête à jouer tous mes délires suivant les teintes de l'humeur.
Curieuse appréhension du blanc, qu'il faut à tout prix préserver du regard. Recouvrir, masquer, nier le blanc, l'absence.
Ensuite, ça passe ou ça casse ! La palette se charge de teintes, plus ou moins heureuses, et vogue le pinceau. Angoisse du centre de la toile, le regard s'y arroche malgré lui, y revient comme un refrain entêtant...
Ça ne vient pas tout seul, ça se construit lentement. Parfois cela ressemble à une bataille, les doigts bleus, la palette en furie, tourner et retourner la toile pour tenter de comprendre dans quel sens ça part, pour trouver l'équilibre.
Équilibre de la matière, du fond, des traits, des teintes, du mouvement... mon équilibre est atteint : je rêve.
Là, je pose tout, la toile me raconte son histoire. Je pars ailleurs voir autre chose. Deux ou trois touches de plus mais je sais que c'est fini pour celle là.
Je pense déjà à la suivante.... et sors avec la louve !

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lundi 25 mai 2009

Pas de toile ce soir, mais une pause, suite à la note de Marie sur son blog.
J'aime cette idée de boukin qui se perd, retrouvé puis abandonné. Abandon fictif... Et ainsi de suite, pages qui voyagent au gré de la curiosité, de l'audace aussi, des lecteurs. Allez voir sa note....
J'aime l'idée d'offrir, de partager un moment de plaisir, à "l'inconnu".

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lundi 27 avril 2009

une voiture...

Ca paraît bête, mais c'est bien quand ça roule, sinon, ce n'est qu'une source d'embrouille. Pour rester polie.

Il y a les rapports privilégiés entretenus avec la machine à quatre roues.

J'ai toujours roulé. Vécu dans ma voiture. C'était mon chez moi. Il y avait tout dedans. La couette, la machine à riz, la vaisselle, les boukins et la musique. Tout un univers en balade.

Aujourd'hui c'est la niche à roulette de la louve, la plupart du temps.



J'avais mis les voiles, confiante une fois de plus, en la pépette. Remis la couette, les toiles, la louve... J'avais oublié qu'elle avait 180.000... qu'elle n'avait jamais bronché lors des escapades...Qu'elle avait aussi droit à ce qu'on s'occupe d'elle, un peu de temps en temps...

Elle savait qu'elle était mon passeport pour la liberté, autant que l'outil indispensable à mes haltes non prévues.

Elle savait. Mais elle n'a pu faire autrement que de tirer le signal d'alarme... et de dire que là, la colonne de direction commençait à vraiment délirer. Jai bien entendu le message pépette, mais on va rentrer sagement dans le sud et on s'occupe de toi là bas, en bas...



Yaouh !!! Je rentre !!!!!!!!

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mercredi 1 avril 2009

vive les vacances !!!


Pourquoi ne pas se simplifier la vie et les rapports humains, bannir une bonne fois pour toute le principe de l'attente ?
Qu'est-ce que l'attente ? Penser que l'autre possède un cerveau aussi tordu que le mien ( waou ! quelle chance !) et que par conséquent, il agira comme je le ferais. Une vague notion de non respect de l'autre m'envahit alors que je trace ces quelques lignes...

Vivre dans l'attente c'est aussi croire ( à tort, c'est désespérant !!!) que l'autre n'agit que pour moi, qu'en fonction de moi, et que... le despotisme et la possessivité me guette ! Méfiance... ça sent le vécu tout ça !

Mais plutôt que d'expliquer ce foutu principe d'attente, n'est-il pas plus simple de vivre sans ? Que risque-t-on ? Finalement ?

Déception : PEANUTS. Ça peut paraître cruel, sans émotion, mais non. Toute occasion devient prétexte à profiter de l'instant. On agit, on vit, les émotions sont bien là, pas pour démolir, mais pour être plus réceptive à ce qui m'entoure...

Regret : ZÉRO. On est pas dans une cour d'école à compter les points. On offre par plaisir, sans compter. Et ça fait du bien.

Rebondissement : 100% ! Tout devient prétexte à provoquer le mouvement, soit "l'anti-attente". La vie. Priorité vitale !

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mardi 24 mars 2009

Second souffle

vous connaissez le second souffle ? Celui que l'on prend quand on fait du footing ( pour ceux qui en font......), celui qui vous donne des ailes quand vous n'y croyez plus, celui qui est juste après la douleur des poumons qui explosent. Ce second souffle là, je me rends compte aujourd'hui qu'on le vit au quotidien, qu'on le pratique tous, plus ou moins. Je suis entourée de personnes qui se dépassent, qui s'oublient dans la douleur et qui usent leur second souffle. Entourée aussi de ceux qui l'ont pratiqué et qui, je sais comment, le combattent. Qui se rendent compte que la vie est courte, qu'il vaut peut être mieux rester tranquille, être moins fortuné, moins "éco-sociabilisé", mais profiter de la vie.

J'ai retrouvé ces jours-ci l'ambiance désuète de la vie qui défile. Dans une serre. Drôle de lieu pour philosopher à 2 balles. Les plantes qui poussent dans les petits godets, entassées, mal plantées ? Non. Juste posées, comme elles sont venues. Mais avec ce savoir faire de l'expérience des plantes. Plus besoin d'artifice, de façade, on sait comment elles vont prendre, on sait qu'on a eu le geste juste, l'expérience, quand on les a mises en godets. Et malgré le capharnaüm, on sait qu'au printemps, ça va fleurir tout le jardin.

Visite de la cuisine, pas vraiment nickelle, dans son jus d'une vie qui a été vécue. Des miettes qui traînent, et alors ? Il y a d'autres choses à vivre que de s'acharner là dessus. Torchons usés, éponge qui part en miettes, et alors ???? Le second souffle est passé, reste la vie, celle du quotidien. Fini le pressage de citron, les soirées trop courtes ou l'on a le temps de rien faire, ou l'on est trop fatigué pour continuer à avancer, ou le second souffle manque.... Je ne sais pas. Il me semble que la vie que l'on nous a offert mérite mieux qu'un époumonage systématique. Qu'on ne gagne pas grand chose à s'époumoner. Finalement, serions nous mieux entendus ? Je préfère être moins riche, faire fonctionner le système "D", mais garder ma lucidité pour ceux que j'aime, ma disponibilité aussi, un zeste d'humanité. Merci les plantes, merci de m'avoir remis les pendules à l'heure.....

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mercredi 4 juin 2008

crise de la quarantaine

C'est décidé, je vais me la faire. Juste pour le plaisir, juste pour satisfaire une certaine conscience éthologique ! Il n'y a pas de raison après tout.
Je la commence avant la date fatidique des 40, il me faut un peu d'entrainement pour être fin prête le jour J....
Je commence par faire le ménage dans mes relations. Fini d'être là à tout bout de champ pour "zénifier" les situations... pour rester polie. Finalement, charité bien ordonnée commence par soi même... appliquons que diable !
Ensuite, profiter du jour même, sans chercher plus loin, sachant qu'aujourd'hui construit demain.... donc, me remettre à mes pinceaux sans autre forme de procès... et préparer mon "expo" au resto associatif de la grande ville audoise.....
Quoi d'autre ? La louve... à aimer comme il se doit, comme elle le mérite, est-il utile de le préciser ?
Pour finir, tranquillou à moto, profiter des sensations de bien-être que cela procure...
CARPE DIEM !!!!
Ca me va comme programme. Crise tranquille en fait. Je pense qu'il y a pire.

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mardi 20 mai 2008

l'après digestion

Parce qu'il fallait une digestion à ces balades. Pour me rendre compte que cela faisait ressortir un sentiment qu'il est difficile d'accorder comme ça : la confiance.
Il me semble que c'est elle qui régit tout. En tout cas un bon paquet d'actions, de paroles aussi.
Sans elle, comment avancer ?
Si je ne fais pas confiance, comment agir ? Plus moyen de tenter quoi que ce soit, plus moyen de rencontrer qui que ce soit, plus moyen de partager quoi que ce soit.
Cette confiance s'accorde, s'offre, se partage, se trahi aussi parfois. Rarement heureusement.
Et puis, étonnement, il y a des fois où l'on donne sa confiance sans comprendre qu'on puisse le faire aussi vite. C'est ce qui s'est passé à moto en fait. Il a bien fallu que je fasse confiance au pilote. Sachant qu'il n'est ni suicidaire, ni fou, je me suis dit qu'il n'avait pas envie de se planter, donc, que je ne risquais rien. C'est sûr, il y a toujours un risque moto. Comme en escalade, à cheval.... et partout d'ailleurs !
Et bien qu'on se le dise, on a fait bientôt 1500 bornes sur la Ducati... et je ne regrette rien !

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dimanche 9 mars 2008

je ne travaille pas

Et je deviens une extra terrestre, dans ce monde de consommation intensive. La course au salaire ne m'a jamais intéressée, une carrière, n'en parlons pas.
A la base, j'ai fait un métier passion. Qu'on ne me dise pas que les passions sont éphémères, encore aujourd'hui j'en parle avec des trémolos dans la voix. J'y suis encore sur l'échafaudage. C'est ça, je suis restée perchée là haut, je n'ai pas vu que le monde changeait. Je n'ai pas vu que les entreprises familiales se faisaient racheter par les holding. Quand j'ai réalisé, il était trop tard, j'étais devenue un numéro, on nous demandait de la rentabilité. Rentabiliser le domaine artistique. Je n'ai pas compris. Elevée aux respect des anciens. A respecter les temps de prise des matériaux. Nourrie des rencontres, de l'expérience des autres et au partage des acquis. Confrontée aux jours où ça ne donne rien, où il vaut mieux admettre de revenir demain... jour ou l'instinct pourra fonctionner.
Un métier passion c'est aussi un métier instinct. C'est lui qui pousse, qui navigue, qui se joue des contraintes techniques. Passion, instinct, curiosité, imagination... des mots que je ne retrouve pas dans cette atmosphère qui est la votre. Qui n'est plus la mienne.
J'ai préféré suivre mes mots. Ecouter mes maux et choisir de vivre autrement. Choisir de vivre libre. Liberté de choisir. D'être sereine vis à vis de ces choix, de les vivre pleinement parce qu'ils se sont fait sans contrainte. Etre disponible aux autres, réceptive aux émotions.

Oui, cette liberté peut choquer. On a peur de ce que l'on ne connait pas. Et je comprends que cela puisse effrayer.
Quand je pars à 23h rejoindre un ami, parce que je sens que c'est le moment d'y aller, les commères du village sont outrées. Je ne fais pas de bruit, mais derrière leurs volets, elles savent. Elles rapporteront. Heureusement que je suis là, ça apporte du piquant à leurs commérages ! Peu importe, moi je vis.
Vie passion. Je les suis, elles me nourrissent. Si je n'écris pas souvent dans ce blog, c'est que je suis une autre passion. Une autre forme d'écriture. Mais je reste fidèle et reviens toujours. Tant qu'on ne m'impose rien !

Alors oui cette liberté a un revers de médaille. Cette liberté séduit mais effraie. On me sollicite et je fuis. On voudrait me standardiser et je rue dans les brancards. Ou alors je tente et je m'étiole, au choix.... Je ne me laisse apprivoiser que par une liberté aussi folle que la mienne. Qui me laisse venir. Liberté respectueuse. Et là je donne le meilleur que je puisse.... et j'accepte la différence, j'accepte de moduler.

Pour en revenir à Randy Newman... je vois qu'il n'y a pas eu beaucoup de répondant, je vous donne les paroles, les fameuses, de "It's jungle out there"... il n'y a pas de hasard !!

It's a jungle out there (C'est la jungle ici)
Disorder and confusion everywhere (Le désordre et la confusion sont partout)
No one seems to care (Personne ne semble faire attention)
Well I do (Moi, si)
Hey, who's in charge here? (Hey, qui est responsable ici ?)
It's a jungle out there (C'est la jungle ici)
Poison in the very air we breathe (Du poison dans l'air que nous respirons)
Do you know what's in the water that you drink? (Savez vous ce qu'il y a dans l'eau que vous buvez ?)
Well I do, and it's amazing (Moi, je sais, et ce n'est pas croyable)
People think I'm crazy, 'cause I worry all the time (Les gens pensent que je suis fou parce que je m'en fais tout le temps)
If you paid attention, you'd be worried too (Mais si vous faisiez attention, vous vous en feriez aussi)
You better pay attention (Faites attention)
Or this world we love so much might just kill you (Ou ce monde que nous aimons tant pourrait bien vous tuer)
I could be wrong now, but I don't think so! (Maintenant, j'ai peut-être tort, mais je crois pas !)
'Cause there's a jungle out there. (Parce que c'est la jungle ici.)
It's a jungle out there. (C'est la jungle ici.)

Merci Mme Rose...

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