jeudi 23 avril 2009

Je ne comprends rien à rien...


je n'ai plus mes pinceaux, il me reste l'ordi pour effectuer mon vide poche cérébral matinal...
Vous savez quoi ? Je suis encore à Paris... Janvier, avril... c'est dingue.

Cette fois-ci, j'ai fait une arrivée fracassante sur la capitale. Après mes huit heures de route, j'ai commencé par griller un feu sous le regard plutôt désagréable d'un flic... qui m'a tourné le dos aussi sec. Je suis à Paris, je ne cherche pas à comprendre...
Non contente de ça, comme j'avais pilé sur les clous, j'ai enclenché la marche arrière... et en ai profité pour faire un bisou carcassonnais à la voiture de derrière... Le conducteur est sorti furibard pour constater qu'il n'avait ... rien. Il m'a donc jeté un regard qui voulait en dire long sur le numéro de ma plaque d'immatriculation et est retourné à sa voiture... Je ne comprends toujours pas !

Première nuit, toutes fenêtres ouvertes, en plein courant de non-air, le nez de la louve et le mien nichés dans l'entrebaillement... on va bientôt se battre pour être la plus près de la fenêtre !!!!

Ce matin, première balade matinale avec le loup. On a trouvé un truc trop top : des "pelouses ouvertes"! C'est à dire des pelouses où le loup peut aller... un bout de verdure, enfin !... Je suis allée discuter avec un agent municipal pour être sure que je ne rêvais pas !!! Il était plié de rire, m'a excusé de ne pas connaitre ça ( la parade infaillible : je ne suis pas d'ici !!!! mais ce n'est pas grave mademoiselle, ça arrive !!! Mdr...) Comme quoi, ça peut exister un peu d'humanité au milieu du bitume...

Ça n'a été que de courte durée, t'es à Paris ma fille ! Arrivée devant la maison, ou plutôt le bloc... grand moment de solitude : enfermée dehors ! C'est quoi le code ??? J'ai beau avoir la clé pour "après", je n'ai pas le code d'"avant" la clé... et là, pas de réchappe, c'est fermé de chez fermé, j'ai pas le portable, pas de carte de tel, pas de sous, pas de papier, RIEN. Je me crois encore à la campagne moi, je sors comme ça.... La louve est assise à mes pieds, droite comme un I et attend patiemment que je lui trouve la solution.... Il n'y en a qu'une : attendre que quelqu'un sorte... Mais à 8h du mat', y'a pas foule la louve ! J'opte pour la porte d'à côté qui, je le sais, donne sur la porte de derrière de mon bloc à moi... et là, miracle, un monsieur ouvre ! Heureusement, parce que même pour aller sonner chez le gardien, faut le code.... et tordus comme ils sont, je suis sûre que ce n'est pas le même que celui de ma porte !

Bref, mon premier matin à Paris... je repars demain fin aprem, tant mieux, c'est pas un endroit pour moi.... J'aurais quand même pris soin, avant de partir, de trouver un sac de riz, avalé au moins dix sandwich boeuf citronnelle coriandre sauce piquante... et dévoré 3 cake maternels !!!

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mercredi 21 mai 2008

syndrome mai 68

C'est le "quarantenaire", qu'on se le dise ! Ah ça, on en parle de mai 68. Et que dire des révolutions actuelles, de celles qui se profilent à l'horizon ? Ne serait-on pas plus utile à regarder aujourd'hui, à comprendre ce qui nous arrive, plutôt que de ressasser le passé ?
J'en suis de 68, de juin, et n'en suis pas fière pour autant quand je vois le résultat. Plus on avance et plus on est fliqués, on s'en sort de moins en moins, voire plus du tout... résultat on se rassure entre nous, dans nos galères quotidiennes, on se protège de ce qui nous attend en faisant les autruches...
On savoure le soleil quand il est là, on l'attend sinon. On attend. Ce matin, je ne comprends plus l'attitude des étudiants frileux qui rentraient le soir à 18h après avoir fait la fête dans les rues, j'envie les anars qui cassaient la nuit !
Oui voilà, ce matin, j'ai envie de tout casser !!!
C'est bizarre, je me sens seule tout à coup !

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mardi 19 février 2008

blue john

Je maudis la tradition familiale et ses atavismes !
Je sais, cela fait longtemps que je n'ai sorti la boite à tubes. Longtemps que je n'ai tripatouillé...
Mais bon, normalement, ça vient tout seul.
Et là ; PAS.
Il y a un atavisme sur les chats chez nous. Dès que je parle d'en faire un, j'entends, inexorablement, les chats, c'est difficile...
Et voilà. Voilà le résultat. Je suis dépitée, déroutée. Je ne comprends plus le sens du poil, je ne trouve pas cette teinte. Un chat bleu... Je perds tous mes moyens.
C'est le black out total. Même la texture de la peinture me fait défaut, je ne trouve pas la bonne consistance, trop liquide trop pâteuse, même elle se fait la malle ! Je déteste tourner autour de la toile sans pouvoir entrer. Chercher la porte qui amènera le geste délié, les teintes qui viennent naturellement.

Mon erreur réside peut être dans le fait de prendre ce chat comme je peins les chiens ou les chevaux. Pourquoi pas ? Il est, plus fluide, onctueux... j'ai commencé par son regard - qui, entre nous, est déjà falsifié - ce regard fixe, en même temps expression d'interrogation et de détermination. Posé, sur de lui, et qui me dit grenouille, tu ne m'auras pas comme ça....

Parce que chez vous les chats c'est une tradition, ça ne se peint pas. Chez vous les chats prennent des têtes de grands mères, ils sont simplement esquissés, jamais réalistes. Et toi là, tu veux plus ? Mais quelle hérésie ! J'aurais du me taire sur ce chat et fermer les écoutilles devant la phrase paternelle : " tu peux toujours t'entrainer, ça ne fait pas de mal"
Quelle prétention de vouloir peindre ce matou.... transiger une fois de plus les interdits !

Justement. Demain est un autre jour, et tu vas voir, petit matou, de quel pinceau je me chauffe....

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dimanche 17 février 2008

menage

Ce n'est pas le tout de se faire des bons repas, encore faut-il remplir la marmite. J'ai donc décidé de faire des ménages. Je me retrouve à visiter la maison d'une autre, avec des objets que je ne connais pas, une ambiance qui m'est étrangère, ou plutôt, c'est moi qui suis l'étrangère de cette maison.
Il y a bien le pitou qui m'a reconnue, et qui me colle aux basques, le Chat qui lui, ne me connait pas et qui me piste, à part ça, je me sens un peu mal à l'aise, comme si je violais cet espace. Je ne sais pas par où commencer, et tout d'un coup, je me suis dis qu'il fallait que je me présente à tout cet univers.
J'ai donc pris les objets un par un, les ai nettoyé. Une façon pour moi de faire ami ami avec eux, de les apprivoiser. Je suis là pour donner de l'air pur, de la netteté aux choses..... mais par où commencer ?????
Chez moi, je sais.... il y a tout à faire ! Mais qu'elle est l'exigence de cette femme ? Comment vit-elle dans cette maison ? Moi, il y a des choses qui ne me choquent pas, mais elle ? Bon, c'est vrai, il ya tout plein de choses qui ne me choquent pas à la maison. On a des animaux, ils vivent, et des humains qui vivent aussi. Les pinceaux sèchent à côté des assiettes, le torchon a des taches de couleurs, le petit dej' cotoie les palettes.....le bar est jonché de vis en tous genre, de morceaux de bois en attente........... C'est comme ça ! Et je n'oublie pas le sac à main dans lequel il ne faut jamais oublier la pince multiprise-couteau-tournevis-scie......... et un ficelou aucazou ! C'est comme ça chez nous. Un joyeux bazar, une auberge espagnole. On mange dans des assiettes propres, c'est sûr.
Mais là..... ce n'est pas chez moi ! Comment faire, les exigences ne sont pas les mêmes !!! Armée du balai et de la serpillère..... me voilà partie. Les meubles, passer en revue tous les objets, les carreaux, traque à la poussière ! Je ne vois pas le temps passer, le titou qui me suit toujours, mes semelles doivent être parfumées au canard, elles lui plaisent tant !!
J'ai découvert la tornade blanche, j'ai retrouvé l'odeur des produits d'entretient après mon passage.......... Je crois que ce soir, quand "ils" vont rentrer, ça ira. Mais qu'on se le dise, je ne suis pas prête de laisser sécher mes pinceaux ailleurs qu'avec les assiettes, chez moi, ça reste pareil !!!!

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PARIS

Me voilà à la Capitale, la grande grise, pour je ne sais combien de temps. N'ayant pas pu mettre mon Mac dans la valise, j'emprunte le Pc familial.
Paris ne change pas. A peine sortie du train de nuit, pas le temps de respirer l'air des quais de la gare, j'étais déjà dans les rames de métro. Je n'ai pas perdu le rythme, ce foutu pas parisien qui trottine vers son wagon. Pas perdu non plus le reflèxe de se positionner juste devant la bonne porte pour éviter les marches inutiles pour sortir. Plus vite dehors et mieux je serais me "rapellais-je".... euh, vraiment ?
J'avais oublié que si on a l'air de faire moins de sport à Paris, c'est faux. On oublie vite les escalators en panne, qui obligent à se tapper je ne sais combien de dénivelé et ce dans un temps record parce qu'il y a du monde derrière !! Franchement, ça vaut une rando en ariège....
Arrivée dehors, enfin, au bout de 20 mn, je me retrouve dans encore la nuit. Ca ne se lève pas vite le jour ici. Bizarre. Il me semble qu'en "bas", c'est plus rapide !
J'avais aussi oublié de savoir traverser les rues. Je n'ai pas perdu l'habitude de traverser au milieu, ça non, mais par contre celle de courir en traversant !!!
Ca oui, ça déboussolle cette vie. Ou sont mes bonzais que je regarde tous les matins ? La louve est restée en bas, quelle bonne idée. Elle n'aurait pas tenu 10mn ici.
Par contre, je retrouve avec bonheur et délice la baguette fraîche du matin. Ce croquant inimitable, cette odeur terrible. Aussi les sandwichs du quartier, boeuf citronnelle, ma madeleine à moi. Aussi cette odeur de lessive que je ne trouve qu'ici, chez moi.
C'est marrant que je dise chez moi. Je ne suis plus chez moi ici. Chez moi c'est en bas. Là ou en ce moment tout le monde est en tee shirt au soleil. Je vous dis le temps qu'il fait ici ??? C'est la purée de poix !! (Enfin pour moi, d'accord, je ne suis plus très objective ...)
Et puis voilà. Arrivée dans l'ascenseur, tout un tas de souvenirs refont surface. L'appartement n'a pas bougé. Je retrouve l'odeur des livres de la bibliothèque, le plaisir de les sortir et de les feuilleter. J'avais oublié que j'avais été élevée ici. Le jeux des mille francs, les Astérix, Charlie Hebdo....Télérama.....d'accord. Mais cette odeur de draps, ce sage chinois en ivoire, la collec de canards, les meubles peints, tout ça n'appartient qu'à nous. Et ça, j'avais oublié. J'avais oublié la chaleur de cet univers, au sens propre comme au figuré !
Finalement, ça fait du bien de retrouver ses racines.

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paris-suite

Je résiste tant bien que mal à cette vie qui n'est pas la mienne. Oui, j'ai cédé à la tentation de courir dans les couloirs du métro pour sauter in extrémis dans la rame. Oui j'avoue, j'ai cédé. Comme tout le monde, pour sortir au plus vite de ces couloirs. Mais je n'ai toujours pas de montre ! Je refuse de finir comme le lapin d'Alice. Oui, j'ai bien fini ma croissance, je n'ai plus besoin de 250 gr de viande rouge par jour. merci !

Au détour d'un feu rouge, j'ai croisé ma maîtresse d'école. Ca m'a fait tout drôle, elle a conservé le même visage que quand j'étais en primaire ! Elle était ravie de me revoir, moi plutôt embarassée. Que lui dire, si ce n'est ces bons souvenirs, ce sourire que je n'ai jamais oublié.

Je vis fenêtres ouvertes. Tout le monde tousse ici mais je ne peux pas vivre dans un appart surchauffé. Je conserve mon inconfort qui me semble plus humain. A savoir, l'air est il vraiment meilleur dehors ? Comme les antibio, c'est pas automatique, je me gave de ma potion magique à base de cannelle-clou de girofle pour échapper à cette toux parisienne. Ici, mieux vaut prévenir que guérir.
Pour dormir, pas question d'étoiles, je me contente des lumières noctambulaires. Visiblement, on dort mal ici, il y a toujours une loupiotte d'allumée !

Je fais fumer le mac toute la journée, merci internet, et je reste ainsi en contact avec ma tribu. M. , F. sont-elles connectées ? Quelles news ? Quand est ce qu'on se prend un thé et qu'on papotte ? Pour ceux qui n'ont pas l'ordi, j'ai aussi le portable. Qui fume aussi. Mes pré-occupations restent audoises. Je n'ai pas oublié l'anniversaire de J. Ca non. Et je suis là pour un papotage d'urgence avec G. qui s'est fait suivre en ville par le psychopathe des ronds points. Vous ne le connaissez sûrement pas, mais nous, si. C'est celui qui claxonne aux ronds points, dès qu'on ne prévient pas qu'on tourne avec le cligno.... le soucis étant qu'il vous suit après, et que ça devient flippant.


Ca fait 10 jours que je résiste. C'est un défi. Et c'est là que la vie est belle. on m'attend de pied ferme "en bas". Ca me conforte dans mes choix, ça me rassure, ça me touche. Et ça me fait encore plus trépigner aussi. Mon loup me manque. A-t-on encore du bois ?
Je me pose 10 000 questions par jour sur ce qui se passe en bas. Comment ça se passe. D. qui sort le loup, comment ça va ? A cette heure ci G. doit etre à tel endroit. Et moi je serais où si j'y étais ?

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