dimanche 27 septembre 2009

Bulles... De savon ?


A moins que ce ne soient les bulles de blanquette qui obscurcissent mon jugement... Peu importe. Légères et irisées toutes autant quelles sont, elles brillent de mille feux devant mes pupilles ébahies.
Je vous autorise à douter de mes capacités neuronales ce soir. J'assume!
Il y a des jours où, quoiqu'on dise, on préfèrerait rester au calme. Mais on récolte ce que l'on sème... Peu importe. La bulle protectrice est bien active. Après ces quelques lignes il n'y aura plus de trace du passé. C'est comme ça. Une étrange faculté à zapper, après la tempête, le soleil. D'autres routes...il y a d'autres choses à vivre. Elles arrivent sans qu'on les attende, par surprise au détour d'un sourire....
Un accident est vite arrivé, de lui découlent des modifications irrémédiables. Je ne parle pas de séquelles physiques, mais de changement de comportement. Quand on passe au travers, la vie prend une toute autre signification. Quand on assiste à la chose, si on peut appeler ça une chose, on stresse, on agit sans réfléchir, les actions se succèdent sans que le cerveau entre en ligne de compte et c'est bien mieux ainsi.
Le cerveau est tellement complexe, il nous fait cogiter, masturbation neuronale active, et finalement, on en oublie l'essentiel.... la vie, le bonheur de partager un moment avec des potes, une route à découvrir, sensations primaires.... et vitales.
Heureux animaux que nous sommes....laissons nous surprendre...

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mardi 16 décembre 2008

ne jamais se laisser avoir par le regard d'un chien


je confirme et ... suis en totale rééducation canine !
La louve a fini par se bouffer les coussinets, en plus des yeux qui pleurent, des gratouilles. Il a fallu prendre le taureau par les cornes, ou plus précisément la louve par les oreilles et cogiter, observer pour comprendre, pour finir par admettre qu'elle faisait une immense crise de jalousie !
Rien que ça. Et active en prime. Je n'ai plus le droit de caresser un autre chien sous peine de me faire enguirlander ferme, le canapé devient petit à petit son territoire et non plus le mien, chaque action de la maison se négocie à grand renfort de discussion"louvesque", pour ceux qui la connaissent, le terme est éloquent ; bref, je me fais, en 10 mots comme en 100, mener par le bout de la truffe !
C'est à moi d'inverser la vapeur, de rectifier cette trajectoire quelque peu hasardeuse. Partant du principe qu'il n'y a pas de hasard, je réalise seulement que ma façon super azimutée et désorganisée de vivre ne convient pas à tout le monde, et surtout pas à mon toutou.
Me demander de venir carrée est une utopie, mais que ne ferais-je pas pour la louve. Surtout, à ce rythme là, elle ne va plus pouvoir marcher !
Alors inversion de la vapeur. En deux jours, les coussinets sont sains et saufs. En 6 jours, les yeux vont mieux... restent encore les gratouilles mais ça viendra.

Reste le souci principal à régler, l'attitude de la louloute ! Et c'est là que l'on peut découvre toute la réflexion de la bête, qui est loin d'être une andouille. Elle possède un cerveau et sait s'en servir !
Elle a commencé par jouer les chiens battu, abattu, courbatu, juste histoire de faire culpabiliser.
Pas de souci pour le faire en public, ça devrait fonctionner encore mieux non ? Un air comme ça, j'avais rarement vu. Les oreilles basses, l'air implorant... une horreur ! heureusement que je côtoie des gens qui ont des chiens et qui connaissent le "coup"... j'avais l'air d'un dragon à dire "à ta place", "non, c'est moi qui dit bonjour en premier"....
Voyant que la technique de l'apitoiement ne fonctionnait pas (félicitez moi, ça a été une rude épreuve !), la bougresse change de tactique...
Aujourd'hui on joue le jeu de "vous pouvez répéter la question ?". Je ne pensais pas que le regard de cette chienne pouvait être aussi vide... de toute expression. Du foutage de gueule en bon et du forme...ceci dit, ce n'est pas aux vieux singes qu'on apprend à faire la grimace.... sur ce terrain là, nous allons batailler à armes inégales, j'ai quelques longueurs d'avance sur elle.
Bref, la bataille, la subtile bataille n'est pas gagnée, mais en bonne voie. Son état général s'améliore à vue d'œil.

Comme quoi les traitements de cheval enfournés, dûs aux traitements traditionnels, ont leur limites.
Comme quoi on se plante, de façon magistrale, quand on pense faire le bien de l'autre. Qu'on ne me dise plus "mais ça partait d'un bon sentiment", je supporte de moins en moins cette maxime. Voilà où ça m'a menée !!!

Comme quoi ça fait du bien de prendre du recul et d'observer.

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